mardi 13 août 2013

Rapport de la situation de la drogue en Haïti en 2012

Participants au séminaire le 20 Juin 2013 à l'hotel Best Western
 
Depuis après la réunion qui s'est déroulé en Juin concernant le MEM (Mécanisme d'Evaluation Multilatérale) et le SHID (Système Haïtien d'Inforamtion sur les Drogues), La CONALD, à travers l'OHD (Observatoire Haïtien des Drogues) vient de publier le dernier rapport sur les drogues du pays. Voici ce que rapporte le résumé exécutif de ce rapport:

"Sous l’initiative de l’Observatoire Haïtien des Drogues (OHD) de la Commission Nationale de lutte contre la Drogue (CONALD), un deuxième séminaire-atelier du SHID (Système Haïtien d’Information sur les Drogues) a été organisé les 19 et 20 janvier 2012. Cette rencontre a eu lieu dans le but de permettre aux différents acteurs de la lutte contre la drogue, tant du côté de la réduction de l’Offre que celui de la réduction de la Demande, d’effectuer un partage d’expériences et de définir ensemble de nouvelles pistes de réflexion sur la problématique de la drogue dans le pays. Le SHID est un réseau réunissant l’ensemble des acteurs qui interviennent dans la lutte contre la drogue tant du côté de la réduction de l’Offre (trafic de drogues, blanchiment d’argent, etc.) que de celui de la réduction de la Demande (sensibilisation, réhabilitation, traitement, etc.).

Parler et agir contre le fléau de la drogue, c’est connaître la situation en termes de mesure, de tendance et d’ampleur. Haïti est-elle un pays présentant une consommation élevée de marijuana ? Les drogues, notamment l’alcool, la cocaïne ou encore le cannabis sont-elles perçues comme un danger au sein de la population ?

Les résultats de l’enquête scolaire de 2009 ont permis d'apporter des éléments  d’informations et de confirmer le phénomène de consommation induite. Les principaux résultats trouvés sont les suivants:

Les drogues illicites les plus consommées en Haïti sont la marijuana et la cocaïne. En effet, il est attesté que la cocaïne et la marijuana atteignent des pourcentages respectifs de 2.04 et 2.01.

28.9% des élèves ont pris des tranquillisants sans ordonnance médicale au cours de leur vie ; 15% en ont pris pendant les douze (12) derniers mois et 11.5% durant les 30 derniers jours. La tendance de consommation de ces substances reste plus ou moins stable par rapport à l’année 2005 où la prévalence de vie a été de 29.79%. Cette prévalence élevée apparait également pour les stimulants (22.58%).

certaines drogues licites sont en hausse par rapport à 2005. C’est le cas pour l’alcool et la cigarette qui en 2009 ont une prévalence respective de 15% et de 59.55% alors qu’en 2005 elles n’atteignaient seulement 11.12 et 53.64%.

En ce qui concerne la fréquence de consommation d’alcool, il y a lieu de constater que 16.8% des élèves ont bu tout au plus un (1) verre de boissons alcoolisées par jour pendant les trente (30) derniers jours ; 5.8% ont déclaré avoir consommé entre deux (2) à trois (3) verres d’alcool par jour. Donc, c’est une situation qui mérite d’être contrôlée car les élèves risquent d’être victimes de ce qu’on appelle le « binge drinking ».

En matière de drogue illicite, une prévalence de vie de 15.3 % chez les garçons est observée, soit plus de trois (3) garçons sur vingt (20) ayant déjà pris une drogue illicite au cours de sa vie (cf. tableau2). Chez les filles, cet indicateur atteint les 16.7 %. . L’âge d’initiation pour certaines drogues comme la marijuana est déterminé à 13 ans, traduisant ainsi une consommation précoce chez les jeunes.

L’enquête « auprès des jeunes et adultes au niveau de la commune de Jacmel sur leur perception des drogues et des problèmes liés à leur consommation » réalisée par l’APAAC, a fourni des résultats pertinents sur l’état des connaissances sur les drogues,
La quasi-totalité des répondants pensent qu’il est dangereux de faire un usage abusif de la cocaïne et le crack (99.8%), de la marijuana (98.4%), des solvants (98.2%) ou encore de la cigarette (96.3%). Toutefois, il est important de souligner le nombre significatif d’individu qui ne considère pas l’abus des sédatifs comme un danger, soit 30.3%.

(154) individus, soit 25.8% pensent que l’abus des drogues est lié au résultat de la faiblesse des structures familiales.

(205) répondants, soit 34.3% admettent qu’il est une conséquence de la pauvreté ;
(238) répondants, soit 39.8%, pensent que ce problème est dû à l’influence des pays étrangers.

Du côté de la réduction de l’offre de drogue, c’est-à-dire tout ce qui a trait à la lutte contre le trafic illicite, le blanchiment des avoirs, et autres crimes connexes, plusieurs opérations ont été menées par les institutions concernées. Ces opérations ont abouti à des saisies de substances stupéfiantes ; à l’arrestation de présumés trafiquants ; des biens (argent, maisons, véhicules, etc.) et d’autres matériels (armes à feu, bateaux, etc.).

En 2012 on note  la saisie de 130 000 grammes de marijuana et 300 000 grammes de cocaïnes.

 En 2011, les condamnés pour trafic de drogue sont au nombre 31 en total, dont 29 hommes et 2 femmes et d’autre part les détenus sont au nombre de  110 dont 84 hommes et 26 femmes. Un autre indicateur important en matière de drogue est les personnes déportés en Haiti, notamment pour cause de trafic de drogue. Le nombre de déportés a plus que doublé pour l’année 2011 comparativement à l’année 2009, soit un effectif de 391 contre 149 en 2009.

En ce qui concerne la réduction de la demande de drogues, le nombre total de patients admis au centre psychiatrique Mars  and kline, à  l’hôpital de Beudet et à  l'APAAC pour l’année2011 s'élève à 75 personnes.

Les principales substances consommées par les patients sont la marijuana, l’alcool, la cocaïne et le crack. Les toxicomanes font usage d’autres substances comme  « jucy lucy » (mélange de Cannabis et de crack), lorazepam, etc. L’âge moyen de la première consommation de la marijuana est de 17 ans ; celui de l’alcool est de 16 ans. 

Concernant les principales informations qualitatives recueillies:

  le datura communément appelé « feuille cloche » et l’ecstasy appelé drogue du viol sont très prisés dans les milieux festifs en Haïti.

  les enfants des rues consomment surtout les solvants, la marijuana, le crack et la cocaïne
  les filles commencent à s’habituer de plus en plus avec l’alcool. Il y a une forte augmentation de la consommation d'alcool après le séisme

Consommation quelque fois de la substance dite "jucy lucy" (joint de crack/cocaïne/marijuana)

    présence sur le territoire, d'une consommation non négligeable d’amphétamine.

   culture illicite de la marijuana est pratiquée à petites échelles à certains endroits retirés du pays.

Par rapport à ces informations, Haïti est reconnu non pas comme un pays producteur de drogues mais en tant qu’un territoire convoité par les narcotrafiquants à cause de ses faiblesses structurelles et de sa position géographique. Le problème de la drogue est bien réel dans le milieu. Cette menace grandissante que représente le problème de la drogue à travers le monde, particulièrement dans la région caribéenne, entraine le gouvernement à être très vigilant face aux nouvelles tendances qui se dessinent dans le milieu afin d’adopter des mesures plus ingénieuses pour pouvoir barrer la route aux organisations criminelles. Ainsi, conformément aux objectifs définis dans la stratégie nationale de lutte contre la drogue, plusieurs actions seront menées afin de lutter efficacement contre ce fléau que représente la drogue.Ainsi, La CONALD a prévu l'implémentation des actions prioritaires suivantes:

    La mise on œuvre d’une troisième enquête scolaire
    L'actualisation du Site Web de la CONALD

   Séminaire de sensibilisation, d’information et de formation à l’intention des acteurs policiers et judiciaires

      Extension de la CONALD et des institutions répressives dans d'autres Régions du Pays
   Construction du centre de désintoxication  à Tabarre

  Projet de mise en place des coalitions en partenariat avec la CADCA (Community Anti Drug Coalition of America)"
Très prochainement le rapport de la situation de la drogue en Haïti de 2013:

Rapò sou sitiyasyon dwòg an Ayiti 2012

Prezantasyon Responsab ak Asistan Responsab Obsèvatwa a le 20 Juin 2013


Depi apre reyinyon ki te fèt an Juin sou MEM (Mecanism Evaluatyon Miltilateral) ak SHID (Sistem Ayisyen sou Enfòmasyon sou Dwòg), CONALD, a pati de OHD (Obsèvatwa Ayisyen sou Dwòg) fèk soti dènyè rapò sou dwòg peyi a. Nou ka telechaje'l la. Men sa Rezime Egzekitif rapò a di:



"Sou inisyativ Obsevatwa Ayisyen Dwog komisyon Nasyonal Lit kont Dwog la (CONALD), yon dezyem semine-atelye SHID te organize nan dat 19 ak 20 janvye 2013. Rankont sa te fet nan bi pou pemet moun kap lite kont dwog yo, kel ten an rediksyon of la ak demand lan, pataje eksperyans yo epi mete soup ye lot refleksyon sou pwoblem dwog la nan peyi a. SHID la se yon chemen (rezo) ki reyini tout moun kap lite kont dwog nan rediksyon of la (trafik dwog, kontrebann..) ak demand (sansibilizasyon, tretman…)
Pale epi aji kont epidemi (kalamite) dwog la, se konnen sitiyasyon an nan tout grosèl, jan lap evolye, enpotans li. Eske yo fimen marijuana anpil Ayiti? Dog yo, sitou alkol, kokayin oubyen kanabis, eske yo wè yo  tankou danje nan popilasyon an?
Rezilta ankèt yo te fè nan lekol yo an 2009 te pèmèt nou pote anpil infomasyon epi konfime fenomen ki lakoz konsomasyon sa.
Dwog ki pa legal ke yo plis konsome Ayiti se marijuana ak kokayin. Se vre yo afime (sètifye) ke kokayin ak marijuana gen yon pousantaj patikilye 2.04 ak 2.01
28.9% elèv yo pran kalman san preskipsyon (lod) doktè pandan tout vi yo. 15% ladan yo pran (pandan 12 dènye mwa et 11% pandan 30 dènye jou yo. Evolisyon jan yap pran matyè (sibstans) say o pa (chanje anpil) two diferan 2005 kote asirans vi an te 29.79%. Yo to eleve konsa, nou jwenn li tou pou timoun kap pran stimilan (22.58%).
Gen kèk dwog ki legal ki vin plis ke 2005. Se ka alkol ak sigarèt ki gen yon prevalans 15% ak 59.55%. Alorske en 2005 yo te rive Selman 11.12 ak 53.64%.
Nan statistic jan yo pran alkol la, ou ka konstate ke 16.8% elèv yo bwè yon vè bwason ki gen alkol nan yon jounen pandan 30 dènye jou sa yo; 5.8% declare key o konsome ant 2 ak 3 vè alkol pa jou. Se yon sitiyasyon ki merite kontrole paske elèv yo riske victim de sa yo rele “Binge drinking”
Nan dwog illegal yo, yo jwenn 15.3% prevalans vi lakay gason yo, plis ke 3 gason sou 20 gentan pran dwog illegal pandan period vi yo. Lakay fiy yo.e lè Indicate a rive 16,7%. Laj yo komanse pran kèk dwog tankou marijuana se 13 zan, sa vle di ke jenny o gen yon konsomasyon avan lè.
Ankèt “ Bo kote jenny o ak granmoun yon an komin jacmel sou fason yow è dwog y oak pwoblem ki gen rapo ak lè yap pranl”ke APAAC te reyalize, bay rezilta sou say o konnen sou dwog
Pi fo moun kit e reponn yo pans eke gen gwo malè lè ou itilize trop kokayin ak krak (99.8%), marijuana (98.4%) oubyen anko sigarèt (96.3%). Li enpotan pou n soulinye vale moun ki pa konsidere lè yo pran dwog yo tankou yon danje, ki se 30.3%.
154 endivide, ki se 25.8% pans eke pran dwog gen rap oak rezilta feblès jan fanmi yo ye.
205 moun ki reponn yo,  ki se 34.3% admèt ke se povrete a ki fè sa.

238 moun ki reponn yo, ki sa 39.8% pans eke pwoblèm se peyi etranje yo.
Bo kote rediksyon of dwog sa vle di tout ki gen pou wè ak lit kont kontrebann, blanchiman lajan, ak lot menm krim, enstitisyon ki konsène yo te Mennen plizyè operasyon. Operasyon say o te fè yo mete men sou sibstans stipefyan, arestasyon prezime dilè, byen ( lajan, kay machin…) ak lot materiel (zam, bato…)
Nan ane 2012, yo te mete men sou 130 000 g marijuana ak 300 000 g kokayin.
Nan ane 2011, moun yo te kondane pou dil dwog yo te 31 antou, 29 gason ak 2 fanm. Yon lot bo detni yo te 110, 84 gason ak 26 fanm. Yon lot endikatè enpotan nan koze dwog se moun yo depote Ayiti yo, sitou pou koze trafik dwog.  Nonb depote yo plis ke double pou ane 2011 lan lè nap konpare aka ne 2009 la, ki yon kantite 391 kont 149 nan ane 2009 la.
Nan sa ki konsène rediksyon demand dwog, antou nomb payan key o entène Mars and Kline yo, nan lopital Beudet ak nan APAAC pou ane 2011 rive nan 75 moun.
Sibstans pasyan yo plis pran se marijuana, alkol, kokayin ak krak. Moun kap pran dwog yo itilize lot sibstans tankou (Jucy Lucy” ( yon melnj kanabis ak krak), lorazepan … Pi piti laj yo komanse  pran marijuana se 17 lane, alkol se 16 lane.
Daprè bon jan enfomasyon nou rive jwenn:
Datura key o konnen sou non “fèy kloch” ak ecstazi key o rele dwog kadejak itilize anpil kote yap fè fèt Ayiti.
Timoun nan lari yo konsome plis (*solvant), marijuana, krack ak kokayin
Fiy yo komanseap abitye pi plis ak alkol. Gen plis moun ki pran dwog aprè tranbleman de tè a.
Gen de lè yo pran sibstans ki se “Jucy Lucy” (jwen krak/kokayin/marijuana)
Na peyi a, yo pa neglije pran anfetamin.
Kilti ilisit marijuana pratike tou nan kèk rejyon lwen nan  peyi a
Daprè enfomasyon sa yo, Ayiti vin rekonèt se pa pou peyi kap fè dwog men tankou yon kote ke dilè dwog entèrese paske pa gen bon strikti ak kote li ye a. Pwoblèm dwog la egziste pou tout bon nan zon nan. Dwog la ki ap vin yon pi gwo menas de jou an jou nan mond lan, pi presi nan karayib la, fose gouvènman pi veyatif devan tout sa kap kreye nan zon nan pou yo ka pran mezi ki pi bon pou yo ka bare tout oganizasyon kriminel yo. Konsa daprè objektif ki defini nan strateji nasyonal konbit kont dwog, anpil aksyon ap mennen pou lite kont fleyo sa ki se dwog, konsa conald prevwa mete  aksyon prioritè sa yo :
Yon twazyèm ankèt skolè
Fè sit web conald la mache
Seminè sansibilizasyon, enfomasyon ak fomasyon pou lapolis ak lajistis
Elajisman conald ak lot enstitisyon kap lite yo nan lot rejyon nan  peyi a.
Konstriksyon sant pou retire dwog lan sou moun nan Tabarre
Projè alyans nan tet kole ak CADCA (community Anti Drug Coalition of America)

Trè prochènman rapò 2013 la ap soti

 
 

 

lundi 5 août 2013

Participation de la CONALD à la Session Semi-annuelle des Coalitions Communautaires Antidrogues des Etats-Unis d’Amérique (CADCA).


Du 20-26 Juillet 2013, le responsable du secteur de la Réduction de la Demande du Bureau de coordination de la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue(CONALD) s’est rendu à Austin, Texas, en vue de prendre part à la Session Semi-annuelle des Coalitions Communautaires Antidrogues des Etats-Unis d’Amérique (CADCA).  



 Lunch d'ouverture


Cette invitation fait suite à la visite de Dr Eduardo Hernandez au mois de mai en vue d’établir des coalitions communautaires de lutte contre la drogue en Haïti. L’événement qui a réuni plus de 2000 participants rentre dans le cadre de formation, d’évaluation et de partage d’expériences des différentes villes des Etats-Unis et d’autres pays membres que la CADCA organise chaque année. Le thème pour cette année était « Big ideas for social change ».



Dr Martineau de la CONALD et Mr Benoit Bagadu de la CADCA

La cérémonie de clôture s’est soldée par la certification de tous les participants qui ont pris part à la session et  à la distribution de cadeaux souvenirs et d’outils de prévention devant permettre de mener  à bien la lutte.

La prochaine convention aura lieu à Orlando du 20 au 24 juillet 2014.  




Dr Hernandez, Vice-Président de la CADCA et Dr Martineau

jeudi 18 juillet 2013

Ateleye travay le 29 ak 30 me 2013, la Barbad, Bridgetown sou trètman moun k'ap pran dwòg

 29 ak 30 me 2013, te fèt la Barbad, nan Bridgetown, yon reyinyon avèk kèk peyi nan rejyon Karayib la sou rezilta yon projè pilot k'ap kolekte enfòmasyon nan sant ki bay tretman a moun ki pran dwòg, ki te fèt nan twa peyi karayib la, Jamayic, Trinidad ak Tobago, ak la Barbad. Reyinyon sa t'ap chache tou rann pi bon fonksyònman Rezo Enfòmasyon sou Dwòg (RED) nan Karayib la pa pataj experyans peyi ki te la yo. Sijè ki te pale nan rankont sa se projè kolèk done nan sant ki bay trètman, analiz k'ap konpare dwòg ak krim, dènye aktivite Rezo Enfòmasyon Dwòg yo e devlopman yon rezo rejyonal enfòmasyon sou dwòg.

Projè kolèk done nan sant trètman yo

CICAD, nan misyon pou'l ede peyi ki nan OEA yo devlope pratik pou kolekte done pou fè pwogram politik ki baze sou done reyalite a, te fe yon projè kolèk done nan sant trètman pou moun k'ap pran dwòg yo. Projè sa reponn a sitiyasyon mank enfòmasyon nan domèn moun ki adikte a alkol ou lòt dwòg ke yo obsève nan peyi Karayib yo. Nan jan sa, pou chanje sitiyasyon a, twa peyi te benefisye de yon projè pilot, nan sans pou ka realize projè sa nan tout lòt peyi Kariyib yo ki gen strikti k'ap bay lasyonyay a moun ki pran dwòg.
Metodoloji ki te itilize a te konsiste a resanse sant trètman peyi a, òganize seyans sansibilizasyon a sant sa yo e asire yon kolèk sistematik de pasyan yo, a pati de yon fòmilè admisyon ke CICAD te prepare.
Prensipal rezilta rechèch pilot sa montre ke sou 510 endividi ki nan sant trètman yo, 469 ladan yo se gason yo ye. Laj mwayen moun sa yo rive atenn 37.2 zan. Plis paske 60% pasyan sa yo ap viv pou kò yo. Anfen, prensipal sibstans pou ki pasyan yo vin chache trètman se nan lòd, marijuana, kokayin, ak alkòl.


Pou fini, enfòmasyon sa yo te pèmèt idantifye tip moun k'ap pran dwòg, estime endirèkteman pwoblèm moun k'ap pran dwòg anpil, e bay direksyon a pwogram politik piblik nan sa ki gen a wè ak trètman ak prevansyon, evalye sitiyasyon trètman an jeneral e etabli yon sistem siveyans.

Analiz k'ap konpare dwòg ak krim

Pandan atelye a,  yo te abòde yon lòt sijè  sou analiz k'ap konpare dwòg ak krim. Sou tèm sa, yo remake la Barbad, ke majorie moun ki nan sant trètman yo, te la sou zòd Lajistis. En plis, done yo montre ke 56.5% pasyan yo te arete yon fwa deja nan vi yo. Pami yo, 19.4% te arete lane dènyè. Rezilta sa montre kijan gen yon relasyon sere ant dwòg ak krim.

Dènye aktivite Rezo Enfòmasyon Dwòg yo

Pliziè peyi, ki se Ayiti, Sent Lusi, Jamayic, Grenad, La dominik, la Barbad, te pale sou dènyè aktivite rezo enfòmasyon dwòg yo.

devlopman yon rezo rejyonal enfòmasyon sou dwòg

Lè atelye a ta pwal fini, prezantasyon te pale sou kreyasyon ak fonksyònman yon rezo enfòmasyon sou dwòg, rejional, CARIDIN, ke yo te deja prevwa dezan de sa. An fèt, rezo sa pwal pèmèt diskete pwoblèm dwòg nan nivo rejional e fasilite aksyon kooperasyon rejional. Men, an plis de defi finansye, bezwen an fòmasyon nan kolèk , analiz ak trètman done nesesè.
 
 

Atelier de travail les 29 et 30 mai 2013, à la Barbade, Bridgetown, sur le traitement des toxicomanes

Les 29 et 30 mai 2013, s'est tenue à la Barbade, à Bridgetown, une réunion sous-régionale sur les résultats d'un projet pilote sur la collecte d'information au niveau des centres de traitement de trois pays de la Caraïbe, la Jamaïque, Trinidad et Tobago, et la Barbade. Cette Réunion visait également à renforcer les capacités des Réseaux d'informations de Drogues (RID) de la Caraïbe par un partage d'expérience des pays présents. Les thématiques abordés lors de cette rencontre portent sur le projet de collecte de données dans les centres de traitement, l'analyse comparative des drogues et des crimes, les récentes activités des Réseaux d'informations de Drogues et le développement d'un réseau régional d'information sur les drogues.
 
 
Projet de collecte de données dans les centres de traitement
La CICAD, dans sa mission d'aider les pays membres de l'OEA à développer des pratiques de collecte de données pour l'élaboration de politique basé sur les faits, a conçu un projet de collecte de données dans les centres de traitement aux toxicomanes. Ce projet répond au manque d'informations sur la dépendance à l'alcool ou d'autres drogues recensée dans les pays de la Caraïbe. Aussi, afin de remédier à cet état de fait, trois pays ont bénéficié de ce projet pilote, afin d'élargir le cadre dans tous les pays caribéens ayant des structures qui offrent le traitement aux toxicomanes.
 
Les principaux résultats de cette investigation pilote a montré que sur 510 personnes fréquentant les centres de traitement, 469 sont des hommes. L'âge moyen de ces personnes atteint 37.2 ans. Plus de 60% de ces clients sont célibataires. Enfin les principales substances pour lesquelles les patients fréquentent les centres de traitements sont respectivement, la marijuana, la cocaïne l'alcool.
 
Au final, ces informations ont permis d'identifier le profil des toxicomanes, d'estimer indirectement le problème de l'abus de drogue, de mieux orienter les politiques publiques de traitement et prévention, d'évaluer la situation en matière de traitement et d'établir un système d'alerte.
Analyse comparative des drogues et des crimes
Au cours de l'atelier, une autre thématique portant sur l'analyse comparative des drogues et des crimes a été traitée. Sur ce sujet, il a été remarqué qu'à la Barbade, la majorité de ceux qui fréquentaient les centres de traitement, le faisaient sous l'ordre de la Justice. De plus, les données ont montré que 56.5% des patients ont déjà été arrêtés une fois dans leur vie. Parmi ceux-là, 19.4% ont été arrêtés l'année dernière. Ce résultat montre l'étroite corrélation entre les drogues et les crimes.
Récentes activités des réseaux d'informations de drogues
Différents pays, soient Haïti, Sainte Lucie, Jamaïque, Grenade, la Dominique, la Barbade, ont fait état des récents activités de leur réseaux d'informations de drogues.
Développement d'un réseau régional de drogue et problème rencontré
En fin d'atelier, les présentations ont abordés l'établissement et la mise en œuvre d'un réseau d'information de drogues, régionales, CARIDIN, déjà envisagé il y a deux ans. En effet, ce réseau permettrait à discuter des problèmes de drogues sur le plan régional et faciliter des actions de coopérations régionales. Toutefois, en plus des défis financiers, des besoins de formations en collecte, analyse et traitement des données s'avèrent nécessaire.
 
 

mercredi 26 juin 2013

Commémoration de la journée internationale de lutte contre la drogue


À l’occasion de la 26eme journée internationale contre le trafic et l’abus des drogues, le Bureau de coordination de la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD) a réalisé ce matin une cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs représentants d’institutions nationales publiques et privées œuvrant dans la lutte contre le trafic de drogue et le problème de la toxicomanie. 

De gauche à droite: le PDG de la HEDO-Haiti, Dr Pierre Joseph Louissaint, Dr  Roger Malary, membre du comité consultatif, le Coordonnateur de la CONALD, Major David Basile et le responsable de la réduction de la demande, Dr Martineau Guerrier

Vue partielle des participants

Ce fut l’occasion pour le Coordonnateur, Major David Basile, de présenter les avancées effectuées par le gouvernement en matière de lutte contre la drogue et les problèmes connexes. 

Le Coordonnateur dans son message de circonstance

Le Coordonnateur et quelques agents du BLTS

Au cours de cette cérémonie, les 10 premiers athlètes (5 filles et 5 garçons) de chacune des catégories Open et U-17 de la course à pied de 11.5 kms que la CONALD avait organisée le dimanche dernier pour dire NON A LA DROGUE ont été également honorés. 





jeudi 20 juin 2013

Réunion conjointe du Système Haïtien d’Information sur les Drogues et du Mécanisme d’Evaluation Multilatérale (SHID/MEM): Troisième séminaire-atelier du SHID

Sous l’initiative de la Commission Nationale de lutte contre la Drogue (CONALD), un troisième séminaire-atelier du SHID (Système Haïtien d’Information sur les Drogues) a été lancé ce mercredi 19 juin 2013 à l’hôtel Best Western Premier à Pétion-Ville. Plusieurs professionnels ainsi que des personnalités du gouvernement ont pris part à cet atelier qui s’étend sur deux jours. Il s’agit de réunir autour d’une même table à la fois des experts et des techniciens œuvrant dans le domaine de la lutte contre drogue à différents niveaux en vue de discuter sur la problématique de la drogue dans le pays afin d’arriver à explorer des pistes de solution à certains problèmes.

De gauche à droite, le Coordonnateur de la CONALD, Major David Basile, le représentant spécial de l'OEA en Haïti, Mr Frédéric Bolduc

A la cérémonie d’ouverture de cet atelier, le Coordonnateur de la CONALD, Major David Basile, le représentant spécial de l’OEA en Haïti, Mr Frédéric Bolduc et le Ministre de la Justice, Me Jean Renel Sanon ont pris la parole respectivement. 

A travers cet atelier d'échange réalisé conjointement avec la Commission Interamericaine pour le Contrôle de l'Abus des Drogues (CICAD/OEA), la CONALD réitère son engagement à réprimer la criminalité liée au trafic de la drogue ainsi que celui de freiner la dépravation des familles haïtiennes dont les membres sont en proie à la dépendance aux drogues, et espère que le partage de connaissance de cette rencontre lui aidera à atteindre son but. La CONALD souhaite également envoyer un message à chaque cellule de la société haïtienne de faire de sa santé le nouveau point fort de sa vie. « Dwòg pa ladan'l »!